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BMW, Daimler et VW reçus par Donald Trump

Harald Krueger, le patron de BMW, le 26 juin 2017, lors du 25e anniversaire de l'usine de Spartanburg, en Caroline du Sud.

BMW, Daimler et VW reçus par Donald Trump

Le président américain a rencontré Dieter Zetsche, le président de Daimler, Herbert Diess, celui du groupe Volkswagen, et Nicolas Peter, le directeur financier de BMW, avec la volonté de les pousser à investir aux Etats-Unis.

 

Comme annoncé par l'agence de presse Allemande DPA, les trois constructeurs allemands ont bien été reçus à la Maison Blanche mardi 4 décembre. Dieter Zetsche, le président de Daimler, Herbert Diess, celui du groupe Volkswagen, et Nicolas Peter, le directeur financier de BMW, ont même eu la bonne surprise de pouvoir discuter avec Donald Trump directement. Le conseiller économique de la Maison Blanche, Larry Kudlow, le secrétaire au Commerce Wilbur Ross et le représentant au Commerce Robert Lighthizer, étaient également présents avec la volonté de promouvoir les investissements dans leur pays.

 

Selon un très bref communiqué de la Maison Blanche publié à l'issue de la rencontre, le président américain "a partagé sa volonté de voir tous les constructeurs automobiles produire aux Etats-Unis et d'offrir un environnement plus favorable aux entreprises". "Nous essayons de leur faire augmenter leur production aux Etats-Unis", avait d'ailleurs souligné le ministre américain du Commerce, Wilbur Ross, avant la réunion.

 

"Les discussions avec les représentants du gouvernement américain se sont tenues dans une atmosphère factuelle et étaient focalisées sur chacune des entreprises et son engagement aux Etats-Unis", a indiqué à l'AFP un porte-parole du groupe Daimler. "La rencontre avec le président a été très bonne et très ouverte", a-t-il ajouté.

 

Dans un communiqué, BMW a qualifié de "constructive" la rencontre, durant laquelle le constructeur a exposé "en détails" ses investissements aux Etats-Unis dans son usine de Spartanburg, en Caroline du Sud. Le groupe bavarois a également souligné qu'il avait investi 9,3 milliards de dollars aux Etats-Unis, qu'il investira encore 600 millions d'ici 2021 et que 1 000 emplois s'ajouteront d'ici là aux 10 000 déjà existants dans son usine en Caroline du Sud.

 

Le constructeur rappelle également que c'est grâce "au libre-échange" que BMW a investi aux Etats-Unis. Comme l'avait fait Harald Krueger, son PDG, la semaine dernière, le texte de BMW indique que le constructeur étudie la possibilité d'installer une usine de moteurs aux Etats-Unis, ce qui lui avait valu les louanges du président. Mais BMW précise (contrairement à ce que Donald Trump avait affirmé) qu'"aucune décision n'a encore été prise".

 

Des décisions, Herbert Diess devrait aussi en prendre bientôt. En effet, selon nos confrères des Echos, le groupe allemand, qui mène actuellement des discussions avec Ford, pourrait produire des modèles de l'une de ses marques dans des usines américaines à l'ovale bleu. Le président de VW a également déclaré "envisager de construire une deuxième usine aux Etats-Unis". Le groupe dispose pour l'heure d'une seule usine dans le pays, à Chattanooga, dans le Tennessee.

 

Selon Reuters, les dirigeants de Volkswagen et Daimler ont tous deux déclaré qu’ils pensaient que la probabilité que de nouvelles taxes à l’importation de voitures soient imposées avait été limitée du fait de ces rencontres. L'avenir le dira, mais la politique de Donald Trump n'est pas toujours très lisible. Le seul invariant jusqu'ici est que le président préfère le bilatéralisme.

 

Mais VW, Daimler comme BMW ne pourront pas négocier seuls avec l'administration américaine sur les taxes, comme l'a rappelé la Chancelière Angela Merkel la veille de la réunion car seule la Commission européenne est habilitée à mener des négociations commerciales au noms des pays membres de l'UE et de ses entreprises. L'éventuelle taxe à l'importation de 25 % n'est pas encore enterrée.

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