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Le Suzuki Vitara passe à l'hybride

Les Suzuki Vitara et S-Cross sont aujourd'hui disponibles en hybridation légère 48 V.

Le Suzuki Vitara passe à l'hybride

Avec l’arrivée d’un système 48 V sur les Vitara et S-Cross, l’hybridation légère monte en puissance dans la gamme Suzuki. Et ce n’est pas fini puisque deux modèles hybrides, issus de la coopération avec Toyota, sont prévus en fin d’année.

 

Bien qu’il faille attendre 2022 pour voir des Suzuki 100 % électriques en Europe, le constructeur nippon n’est pas resté les bras croisés dans cette chasse au CO2 devant le conduire à la moyenne de 90,3 g/km en 2020. Depuis 2016 et l’arrivée de l’hybridation légère en 12 V sur les Baleno, Ignis et Swift, la marque a écoulé plus de 17 500 véhicules faisant appel à une assistance électrique. Aujourd’hui, elle poursuit cette stratégie avec les Vitara et S-Cross qui accueillent sous leur capot une évolution du 1.4 BoosterJet avec une hybridation légère en 48 V.

 

Le bloc thermique de 129 ch, avec un couple de 235 Nm, s’est notamment vu ajouter un alterno-démarreur et une batterie lithium-ion (350 Wh), les pièces maîtresses du système qui pèse au total 15 kg. Il peut délivrer une puissance supplémentaire de 10 kW (13 ch) mais surtout un couple de 53 Nm. De quoi générer un petit effet boost, mais aussi soulager la mécanique pour plus d’efficience.

 

Des consommations en baisse

 

Ainsi équipé, le Vitara, dans les showrooms depuis fin janvier, peut consommer jusqu’à 1,7 l de moins aux 100 km. Sa consommation mixte annoncée, en cycle WLTP, varie de 5,7 à 5,9 l (4,6 l en NEDC corrélé). Concernant les émissions de CO2, les progrès sont logiquement flagrants avec de 128 à 133 g/km pour les versions deux roues motrices et de 140 à 145 g/km pour celles quatre roues motrices AllGrip (30 % des ventes). En NEDC corrélé, le Vitara 2WD passe de 141 à 104 g/km.

 

Depuis fin février, le S-Cross a également reçu la même mécanique et les effets sont similaires, avec des consommations en baisse de 15 à 22 %. À l’occasion de cette mise à jour, qui comporte aussi quelques éléments de style, Suzuki France a simplifié la gamme des deux modèles, tout en y ajoutant plus d’équipements dès le premier niveau, baptisé Avantage. Il représente seulement 5 % des ventes, les finitions Privilège et Style s’adjugeant, d’une manière assez équilibrée, les 95 % restants.

 

Une gamme presque entièrement hybride

 

Une autre étape sera encore franchie à l’automne, avec la présentation de deux nouveaux modèles issus de la coopération avec Toyota. En effet, des versions Suzuki des Corolla Touring Sports et RAV4, tous les deux hybrides, vont prendre place dans la gamme. De quoi entrer de plain-pied dans le monde de l’hybridation, avant que n’arrivent des modèles PHEV en 2021, mais c’est aussi deux atouts pour développer les ventes sur le canal des professionnels. À l’exception du Jimny, qui reste bien au catalogue, toutes les offres de Suzuki seront électrifiées.

 

2020 est donc une année charnière pour Suzuki France qui vise 26 500 immatriculations, contre plus de 31 000 en 2019. Il faut souligner qu’en attendant les hybrides façon Toyota en fin d’exercice, la marque a perdu les Baleno et Celerio qui avaient encore représenté 1 409 et 2 771 unités en 2019. Puis elle va également payer, notamment en début d’année, la croissance artificielle du mois de décembre 2019.

 

En effet, Suzuki France, comme nombre de constructeurs, a fait le choix d’immatriculer les modèles les plus pénalisés en 2020 par le nouveau malus. Dans ce contexte, le nippon pense mettre à la route, en 2020, plus de 5 000 Vitara, 1 800 S-Cross et plus de 12 000 Swift, un modèle qui demeure son best-seller. Ceux partagés avec Toyota pourraient représenter 1 000 unités en toute fin d’année. 2020 est donc une période de transition avant une nouvelle phase de croissance.

 

 

 

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